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SE SOIGNER

L’INR (International Normalized Ratio) 

En cas de traitement par AVK, un suivi biologique rigoureux est indispensable.
 

La surveillance d'un traitement par AVK repose sur l'INR   

L’INR (International Normalized Ratio) est un test biologique réalisé à partir d’un prélèvement sanguin qui permet d’évaluer l’effet du traitement par AVK.

L’INR est mesuré en comparant votre temps de coagulation à celui d’un sujet sain non traité par AVK (et dont l’INR ≤ 1,2).

Plus le temps de coagulation est important, plus l’INR est élevé.

L’INR permet au médecin de déterminer la dose d’AVK appropriée à votre cas en début de traitement, puis de surveiller l’équilibre de ce traitement afin de l’adapter lorsque cela s’avère nécessaire.

L’INR « cible » est la valeur d’INR correspondant à un dosage d’AVK équilibré. Dans la plupart des indications, l’INR cible se situe entre 2 et 3. Cet INR peut varier dans une fourchette de valeurs acceptables qu’il ne doit pas dépasser.

  • INR > valeur haute → Surdosage et risque hémorragique
  • INR < valeur basse → Sous-dosage et risque de thrombose

→ Votre médecin vous précisera les limites de l’INR adaptées à votre cas particulier.

 

L’INR se mesure de deux façons

Le contrôle de référence
C'est un test biologique effectué dans un laboratoire d’analyses médicales à partir d’une prise de sang ; il est conseillé de toujours faire mesurer son INR dans le même laboratoire. Lorsque l’examen est réalisé le matin, les résultats sont connus dans la journée et communiqués au médecin traitant, afin de permettre, si besoin, l’adaptation de la posologie avant la prise du soir.

L’utilisation d’un appareil d’auto-mesure à domicile :

  • Envisagée en liaison étroite avec le médecin traitant, ou le cardiologue, l’automesure de l’INR s’adresse aux patients qui sont déjà entrainés à gérer leur traitement. L’automesure leur permet d’accéder à une plus grande autonomie pour la surveillance de leur traitement.
  • Une simple goutte de sang, en se piquant au bout du doigt, déposée sur une bandelette réactive et insérée dans le lecteur permet d’obtenir son INR, quel que soit l’endroit où l’on se trouve. Il sera également bientôt ^ris en charge pour les porteurs d'une valve mécanique.
  • 3 dispositifs sont commercialisés en France et disponibles en pharmacie. Leur remboursement est réservé aux enfants âgés de moins de 18 ans et traités par AVK au long cours.
  • En début de traitement, les mesures sont fréquentes jusqu’à obtention de la dose d’AVK appropriée (correspond à l’INR cible). 
  • Ensuite les mesures sont progressivement espacées mais un contrôle reste nécessaire au moins une fois par mois et dès lors que certaines circonstances sont susceptibles de modifier l’INR. 

Les facteurs les plus susceptibles de modifier l’INR sont :

  • Prise ou arrêt d’un autre médicament
  • Survenue d’une pathologie associée
  • Modification du régime alimentaire
  • Diarrhées et/ou vomissements

Le carnet d’information et de suivi rappelle les règles de bon usage et permet notamment de :

  • Connaître les valeurs de l’INR cible déterminées par son médecin.
  • Transcrire et disposer à tout moment de ses résultats d’INR ainsi que des doses d’AVK correspondantes.

→ Ce carnet peut vous être remis par votre médecin, votre biologiste ou votre pharmacien. N’hésitez-pas à le demander !

 

L'alimentation

Certains aliments particulièrement riches en vitamine K sont susceptibles de diminuer l’action des AVK s’ils sont consommés en grande quantité. C’est le cas notamment :

  • Des choux (frisé, choux de Bruxelles, chou blanc, brocolis, etc. …) ou des asperges.
  • Des épinards, du persil, de la laitue ou des haricots verts.
  • De l’huile de soja et de l’huile de colza.

Certaines plantes peuvent également interagir avec le traitement AVK et faire ainsi varier l’INR comme : ail, ginseng, gingembre, ginkgo, saule blanc, éleuthérocoque, kava, fève tonka, réglisse, curcuma, trèfle.

Une seule herbe est contre-indiquée en cas de traitement AVK : Le millepertuis (tisane, teinture mère, gélule, comprimé…).

Attention Ne vous interdisez aucun aliment ou plante (hormis le millepertuis), mais pensez à les répartir dans votre alimentation de manière régulière et sans excès !

L’alcool doit être consommé avec modération

  • En cas d’intoxication aiguë (ivresse occasionnelle) : l’effet des AVK est augmenté.
  • En cas d’intoxication chronique (alcoolisme) : l’effet des AVK est diminué.

Attention Le jeûne augmente l’effet anticoagulant. 

 

Adaptez vos activités quotidiennes

La survenue d’une hémorragie peut être spontanée ou traumatique, associée ou non à un surdosage. De manière générale, évitez les sports ou les activités violentes susceptibles de causer des traumatismes ou des coupures :

  • Sports de combat
  • Sports comportant des contacts traumatiques fréquents (exemple : rugby ou football américain).

Evitez autant que possible les activités ou les objets susceptibles de vous blesser :

  • Travaux de jardinage ou de bricolage Marche nu pieds
  • Manipulation de couteaux de cuisine, rasage, etc.

→ Le port de gants, de chaussettes épaisses ou de bottes, de manches longues, de rasoir électrique, d’une brosse à dent souple est recommandé. Les personnes fragiles ou âgées, davantage sujets au risque de chute, doivent prendre les mesures adéquates pour sécuriser leur domicile et prévenir les chutes. 

 

Les déplacements

Avant votre départ en voyage, pensez à vous munir :

  • De votre carnet de suivi ainsi que d’une carte mentionnant que vous prenez des AVK (si vous voyagez en France).
  • De votre ordonnance et votre traitement en quantité suffisante conservé dans son étui.
  • De quoi vous soigner en cas de petite coupure.

Le Dossier Pharmaceutique ou DP : un outil précieux si vous voyagez en France !

Si vous partez à l’étranger, munissez-vous de la liste des substances actives de chacun de vos traitements, nommées par leur DCI (Dénominations Communes Internationales), les substances actives pouvant être appréhendées par tous les professionnels de santé à travers le monde (alors que certains médicaments ne sont commercialisés qu’en France).

Nom commercial de l’AVK    Dénomination commune internationale de la substance active


Coumadine®

Préviscan®

Sintrom®

Minisintrom® 


Warfarine

Fluindione

Fluindione

Acénocoumarol

Les changements de rythme de vie ou les décalages horaires peuvent être sources de confusion pour la prise de votre traitement.

Parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien avant votre départ. 

 

Le rôle de l'entourage

N’hésitez pas à parler à vos proches de votre traitement et de ses contraintes. Le fait d’impliquer l’entourage dans l’éducation thérapeutique sur le traitement par AVK contribue à assurer une prise médicamenteuse régulière et ainsi à éviter les erreurs de posologie. Vos proches peuvent vous aider à mieux repérer les signes d’alerte qui doivent vous amener à consulter.

Vous améliorerez votre qualité de vie en évoluant dans un entourage compréhensif vis-à-vis des contraintes liées à votre traitement.

 

Le rôle des professionnels de santé

Votre médecin spécialiste (libéral ou hospitalier) ou généraliste :

  • Initie le traitement par AVK
  • En assure la surveillance et les adaptations posologiques
  • Oriente ou participe, selon le cas, à votre éducation thérapeutique

Votre pharmacien :

  • Délivre votre traitement par AVK
  • Peut vous proposer de bénéficier d’entretiens pharmaceutiques : En relais du médecin traitant, il vous aide à renforcer vos connaissances sur votre traitement, sa surveillance et ses risques
  • Est à votre écoute pour vous accompagner au quotidien dans le suivi de votre ou de vos maladie(s)

L’infirmière du service spécialisé : participe à la surveillance du traitement par AVK et à l’éducation thérapeutique. Le médecin biologiste de laboratoire doit connaître l’indication de votre traitement pour pouvoir vous prévenir ainsi que votre médecin en cas de résultats d’INR en dehors de la zone cible.

Les cliniques d’anticoagulants (CAC) : Souvent créées au sein des hôpitaux, ces structures sont spécialisées dans la gestion des traitements par AVK et dans l’éducation thérapeutique. Elles impliquent tous les professionnels de santé engagés dans le suivi d’un traitement anticoagulant. La première CAC créée, qui fait depuis référence, est celle de Toulouse à l’hôpital Rangueil. À sa suite, différentes CAC ont été créées en province, à Brest, Dôle, Lille, Limoges, Saint-Etienne, Strasbourg et plus récemment en Île-de-France à l’hôpital Lariboisière. Vous trouverez plus d’information sur les CAC sur le site de l’association AVK control’ : http://www.avkcontrol.com, rubrique : les AVK et suivi.

 

Bien s'informer

  • AVK control

Association de patients traités par AVK disposant d’un site internet : www.avkcontrol.com

Le site AVK Control’ publie des informations sur le traitement par AVK et sur les différents organismes impliqués dans son suivi. Favorable à l’automesure de l’INR, AVK Control’ souhaite favoriser son développement en France, dans les meilleures conditions d’efficacité et de sécurité.

  • Automesure

www.automesure.com Site internet médical réalisé par des médecins et des professionnels de santé, qui propose notamment des informations sur l’automesure de l’INR, destinées aux patients et aux professionnels de santé.

  • Le site de l’ANSM

(Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) www.ansm.sante.fr Le site met à votre disposition différents documents destinés à vous aider à mieux suivre votre traitement par AVK et à éviter les complications éventuelles.

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