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Témoignage : Toi, ma douleur

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Témoignage : Toi, ma douleur

Tu es apparue au collège quand « Maladroitement » je me faisais une entorse. Mes mains, mes doigts, mes chevilles. Tu ne les as pas épargnées mes extrémités. Avec régularité, j’ai commencé à consommer du Doliprane, du Di-Antalvic pour te stopper. Toi la vicieuse, tu ne pouvais pas être là car mes entorses étaient « soignées ».

Alors je t’ai détestée.

Non seulement tu m’agressais, mais en plus tu m’isolais des autres enfants de mon âge qui ne comprenaient pas. Ah oui, j’en ai entendu des :

« Tu fais ton intéressante ! »

« T’es vraiment maladroite ! »

« Arrête ton chiqué ! »

« Je suis surprise de te voir sans attelles ! »

Donc, en plus des douleurs physiques, il y a LA DOULEUR mentale.

En grandissant, tu t’es faite moins présente. Je t’avais presque oubliée ; mais ce n’était que pour mieux FRAPPER. Parfois à cause d’interventions chirurgicales, parfois à travers ce Marfan qui me grignote doucement.

Aujourd’hui, j’ai 38 ans, un mari qui m’aime profondément et un fils qui m’accepte comme je suis malgré ta présence qui peut me rendre très très fatigante et très très fatiguée. Je ne te déteste plus, même si j’aimerais que des fois tu sois moins violente, surtout la nuit.

Laisse-moi DORMIR !

Toi qui étais Sauvage, progressivement je te dresse grâce à la kiné, aux patchs de morphine, au Doliprane, à l’homéopathie, à la relaxation et à plein d’autres petits trucs de positivité. Tu vas être surprise, mais j’ai même quelques très bons souvenirs grâce à toi. J’en souris même en y repensant. Tu fais partie de moi et c’est ta présence qui a fait de moi ce que je suis... Non je ne vais quand même pas te remercier.

Je ne sais pas quand tu refrapperas VIOLEMMENT à ma porte, alors je profite du moment présent. C’est primordial. Ce n’est pas toi qui m’empêcheras de faire des batailles de « guilis » avec mon fils, de refaire du vélo, d’aller dans un parc d’attractions et bien d’autres choses ; même si je sais que tu me feras sûrement un coucou le lendemain.

Toi, mon compagnon d’infortune, je ne te dis pas ADIEU, ce serait trop beau, mais à bientôt... et pas trop tôt.

Ta victime, Elodie

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